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Tome premier (1780)
Entstehung
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60
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6 o Régime

rant, pour ne pas foutenir cette opération,qui, lors même quelle lafFoiblit pour lemoment, augmente fes forces réelles, & di-minue fes maux dabord après. Un avantageque les malades retirent du féjour hors dulit, ceft que les urines coulent plus abon-damment & avec facilité. Lon en voit quel-quefois qui nurinent point du tout fi on neles fort pas du lit.

Il y a un très-grand nombre de mala-dies aiguës, que ce feul régime guérit ra-dicalement , & il les adoucit toutes. Si onne lemploie pas, les remedes font le plusfouvent inutiles. Il feroit à fouhaiter que lepeuple fût que lon ne peut pas brufquerles maladies, qu-elles doivent avoir un cer-tain cours, fie que lufage des remedes vio-lents, quil aime à employer, peut bien lesabréger en le tuant, mais ne guérit jamaisplus vite, & au contraire rend la maladieplus fâcheufe, plus longue, plus opiniâtre,& Jaiffe fouvent des fuites qui le font lan-guir toute fa vie.

§. 44. Ce neft pas allez de bien con-duire la maladie, il faut encore foigner laconvalefcence , qui eft toujours un état defoiblelTe, & par- même de langueur.

Le même préjugé , qui tue les maladesen les forçant à manger pendant que la ma-ladie eft dans fa force, sétend fur la con-valefcence , & la rend fâcheufe & longue,ou produit des rechûtes quelquefois mot-telles, fouvent des maux chroniques.

A mefure que la fievre diminue, on peut