6 o Régime
rant, pour ne pas foutenir cette opération,qui, lors même qu’elle l’afFoiblit pour lemoment, augmente fes forces réelles, & di-minue fes maux d’abord après. Un avantageque les malades retirent du féjour hors dulit, c’eft que les urines coulent plus abon-damment & avec facilité. L’on en voit quel-quefois qui n’urinent point du tout fi on neles fort pas du lit.
Il y a un très-grand nombre de mala-dies aiguës, que ce feul régime guérit ra-dicalement , & il les adoucit toutes. Si onne l’emploie pas, les remedes font le plusfouvent inutiles. Il feroit à fouhaiter que lepeuple fût que l’on ne peut pas brufquerles maladies, qu-’elles doivent avoir un cer-tain cours, fie que l’ufage des remedes vio-lents, qu’il aime à employer, peut bien lesabréger en le tuant, mais ne guérit jamaisplus vite, & au contraire rend la maladieplus fâcheufe, plus longue, plus opiniâtre,& Jaiffe fouvent des fuites qui le font lan-guir toute fa vie.
§. 44. Ce n’eft pas allez de bien con-duire la maladie, il faut encore foigner laconvalefcence , qui eft toujours un état defoiblelTe, & par-là même de langueur.
Le même préjugé , qui tue les maladesen les forçant à manger pendant que la ma-ladie eft dans fa force, s’étend fur la con-valefcence , & la rend fâcheufe & longue,ou produit des rechûtes quelquefois mot-telles, fouvent des maux chroniques.
A mefure que la fievre diminue, on peut