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Tome premier (1780)
Entstehung
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57
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des Maladies. $7sont pas ces raifons peuvent au moins hafar-der un effai fur ma parole ; leur propreex-périence les convaincra bientôt de lutilitéde cette efpece daliment. Lon peut donchardiment donner dans toutes les ficvrescontinues, des cerifes, des griottes, des frat-fes , des raifins de mars , des framboifes ,des mûres; mais il faut que tous ces fruitsfoient très-mûrs. Les pommes, les poires,les prunes font moins fondantes, moins rem-plies de jus, & conviennent moins. Il y acependant quelques efpeces de poires extrê-mement aqueufes, telles que le doyenné ,les différentes efpeces de beuré, le faint-germain , la virgouleufe , la fucré vert, laroyale dété, quon peut employer; on peuraufli prendre un peu de jus de prunes bienmûres, avec de leau. Jai vu cette derniereboiffon défaltérer un malade mieux quau-cune autre. Lattention quon doit avoir ,ceft de nen pas prendre de groffes quan-tités k la fois, fans quoi leftomac ferait fur-chargé , & le malade fouf&iroit ; mais filon en prend fouvent & peu, il ny a riende plus falutaire. Ceux que leur fituationmet à même davoir des oranges douces oudes citrons, peuvent également en mangerles coeurs avec fuccès ; il faut rejetter lé-corce qui échauffe.

§. 39. 3 0 . Lon doit faire ufâge dune boif-fon qui défaltere, abatte la fievre, délaie,relâche & aide les évacuations par lesfellcs,les urines & la tranfpiration. Tontes cellesdont jai parlé dans les chapitres précédents

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