des Maladies.moins de monde, & qu’on y faffe le moinsde bruit poffible, que perfonne ne parle aumalade fans néceffité. Il n’y a rien qui au-gmente plus la fievre St faffe plus rêver quetrop de perfonnes dans la chambre Se fur-tout auprès du lit; elles gâtent l’air, ellesen empêchent le renouvellement, & la va-riété des objets occupe le cerveau. Il faut,quand le malade a été k la felle , ou qu’ila uriné, emporter ces excréments le plutôtpoffible. Il faut néceffairemcnt ouvrir lesfenêtres foir St matin, au moins un quartd’heure chaque fois, Se ouvrir en mêmetemps une porte, afin que l’air fe renou-velle. Mais comme il ne faut pas qu’il yait un courant d’air fur le malade, on ti-rera, dans le même temps, les rideaux defon lit, & s’il n’en avoit point, on enfait dans le moment, en mettant autour delui des chaifes, avec quelques habits quile garantiffent ; en été il faut qu’il y aieau moins une fenêtre ouverte jour Se nuit»Il eft aufli très-utile de brûler un peu devinaigre fur une pelle chaude; cette fuméecorrige la putridité de l’air. Dans les grandeschaleurs, quand l’air de la chambre eft brû-lant, Se que le malade en eft fort incom-modé, on peut arrofer de tëmps en tempsle plancher, Se mettre dans la chambre quel-ques greffes branches de faule ou de frêne,qui trempent dans des féaux d’eau.
§. 37. %°. Par rapport à la nourrituredu malade, il ne prendra rien du tout defolide; mais on peut lui préparer, par-tout
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