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Tome premier (1780)
Entstehung
Seite
53
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des Maladies.au moins on les rend plus douces, & lonen diminue beaucoup le danger._

§. 33. Malheureufement lon fuit une mé-thode très-contraire. Dès quon fent ces dé-rangements , lon fe borne à ne manger quede la viande, des œufs, du bouillon; lonrenonce aux jardinages & aux fruits, qui,pris modérément, feroient fi utiles, & lonboit, pour fe fortifier Peftomac & chafferles vents, du vin ou quelques liqueurs, quine fortifient que la fievre, & ne chaffentque les relies de la fanté. Lon empêchepar- toutes les évacuations, lon ne dé-trempe point les matières qui occafionnentla maladie, on ne les rend point propres àêtre évacuées ; au contraire , elles devien-nent plus âcres & plus difficiles à être em-menées; au-lieu que la quantité dune boif-fon délayante & rafraîchiffante détrempe& détache toutes les matières étrangères,délaie le fang , & , au bout de quelquesjours, tout ce quil y avoit de nuifible sé-vacue par les felles, par les urines, ou parles fueurs.

§. 34. Quand la maladie a fait de plusgrands progrès, & que le malade ell déjàfaifi par ce froid plus ou moins violent,qui précédé prefque toutes les maladies, &qui eft ordinairement accompagné dun ac-cablement total, & de douleurs dans toutlextérieur du corps , il faut ou le mettreau lit, sil ne peut pas relier debout, ouquil fe tienne tranquillement affis un peuplus couvert que de coutume, & quil boive