GÉNÉRALES. 49confidérément dans toutes les maladies ai-guës , avant que d’avoir diminué les hu-meurs par la faignée, 6c de les avoir dé-layées par d’abondantes boiffons, produitles plus grands maux , des inflammationsde l’eftomac , du poumon , du foie , desfuffocations , des frénéfies. Les purgatifsoccafionnent quelquefois une inflammation
Î énérale des boyaux, qui conduit à la mort.
1 n’y a point de ces cas dont l’étourderie ,l’imprudence & l’ignorance ne m’aient faitvoir quelques exemples. L’efiët de ces re-medes, dans ces circonftances, eft le mêmeque celui du fel & du poivre, qu’on met-troit fur une langue feche, enflammée 6cfale pour l’humeéter 6c la nettoyer.
30. Il n’y a perfonne qui, avec dubon fens, ne foit en état de fentir la véritéde tout ce que j’ai dit dans ce chapitre ;& il y auroit de la prudence, pour ceuxmême qui ne fentiroient pas la îblidité deces avis, à ne pas les braver, 6c les heur-ter trop hardiment. Il s’agit d’un objet im-portant ; 6c dans une matière qui leur eftétrangère, ils doivent, fans doute, quelque• déférence aux avis des gens qui en ont faitl’étude de toute leur vie. Ce n’eft pas moique je veux qu’on écoute, ce font les plusgrands Médecins, dont je ne fuis dans cecas que le foible organe. Quel intérêt avons-nous tous à défendre aux malades de man-ger , de s’étouffer, 6c de boire des chofeschaudes, qui enflamment leur fievre? Quelavantage peut-il nous revenir de nous op-Tome I. C