48 Attentionsà ces évacuations. La ténacité des orduresqui font fur la langue doit nous faire ju-ger de celles qui tapiffent l’eftomac & lesintellins. On a beau la laver, la gargari-fer , la racler, tout eft inutile : ce n’eftqu’après avoir fait boire le malade pen-dant plufieurs jours, & avoir diminué lachaleur, la fievre & la vifcofité des hu-meurs , qu’on peut enlever ce fédiment ,qui alors fe détache naturellement peu-à-peu : le mauvais goût fe diflipe, la langueredevient belle , la foif ceffe. L’hiftoire del’eftomac eft la meme que celle de la lan-gue ; aucun fecours ne peut le nettoyerdans les commencements; mais en donnantbeaucoup de remedes délayants & rafraî-chiflants , il fe nettoie lui-même , & lesenvies de vomir, les rapports, l’inquiétudepaffent naturellement & fans purgatifs.
§. 28. Non-feulement on ne fait pointde bien par ces remedes, mais on fait unmal très-confidérable , en appliquant desremedes âcres & irritants, qui augmententla douleur & l'inflammation, qui attirentles humeurs fur ces parties, où il y en adéjà trop, qui n’évacuent point la caufe dela maladie, parce qu’elle n’eft pas prête àêtre évacuée, qu’elle n’eft pas mûre, maisqui évacuent ce qu’il y a de plus liquidedans le fang, qui par-là même refte plusépais; qui évacuent la partie utile, & laif-fent la nuifible.
§. 29. L’émétique fur-tout donné dansuuç maladie inflammatoire, de même in-
confî-r