50 Régime
pofer au fatal torrent qui tes entraîne ?Quelle raifon peut perfuader que des mil-liers de gens, pleins de génie, de favoir,d’expérience, qui paffent leur vie au milieudes malades, uniquement occupés k les foi-gner, & k obferver tout ce qui leur arrive,fe font illufion & fe trompent fur l’effet desaliments, du régime, des remedes? Peut-ilentrer dans des .têtes fenfées qu’une garde,qui confeille un bouillon, un œuf, un bif-cuit, mérite plus de confiance qu’un Méde-cin qui les défend ? Il n’y a rien de plus, dé-fagréable pour celui-ci que d’être obligé dediTputer continuellement pour ces miferes,& de craindre toujours que des foins mor-tellement officieux ne détruifent, par desaliments qui augmentent toutes les caufesdu mal, l’effet de tous les remedes qu’ilemploie pour les combattre, & n’enveni-ment la plaie k mefure qu’il la panfe. Pluson aime un malade, plus on veut le fairemanger ; c’eft l’affaffiner par tendreffe.
CHAPITRE III.
C'i qu'il faut faire dans les commencementsdes maladies, Diete des maladies aigues.
Ç. 31. J’ai fait voir les dangers du ré-gime & des principaux remedes qu’on em-ploie généralement parmi le peuple; je doisindiquer aéluelieraent ce qu’on peut faire,