GÉNÉRALES. 47
temps, & lui fait acheter, par de longuesfouftfances (a) la mort qu’il defire commele terme de fes maux.
% 6 . Je dois encore montrer le dangerd’une autre pratique ; c’eft de purger unmalade , ou de lui donner l’émétique dèsle commencement de la maladie. L’on faitpar-l'a des maux infinis. Il y a des cas danslefquels les évacuants, au commencementdu mal, conviennent & font néceflfaires ( b ) ;ces cas feront indiqués dans d’autres cha-pitres : mais tant qu’on ne les connoît pas,il faut établir, comme une réglé générale,que ces remedes font nuifibles à cette épo-que ; ce qui eft vrai le plus fouvent, &toujours , quand les maladies font inflam-matoires.
§. 17. L’on efpere, par leurs fecours d’en-lever les embarras de l’eftomac , la caufedes envies de vomir, de la mauvaife bou-che, de la foif, du mal-aife, & de dimi-nuer le levain de la fievre : mais on fetrompe le plus fouvent, parce que les cau-fes de ces accidents ne font point ordinai-rement de nature à céder, à cette*époque,
( ’a ) Je dois dire & je le dis avec bien du plaifir,que depuis la première édition de cet ouvrage, ils’eft fait des changements confidérables dans la con-duite du peuple malade, il adopte fuccefïïvement labonne méthode, & l’on en voit les heureux effetsd’une façon marquée.
( 'b ) Cette néceflité efl: fouvent dans les fievres épi-démiques qui font prefque toujours beaucoup plusputrides qu’inflammatoires.