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Tome premier (1780)
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i/ Attentionsque tout ce quil yak faire, ceft de dé-layer ces matières par des torrents de boif-fons rafraîchi flan tes, qui les difpofent à êtreévacuées aifément. Je le redis, & je fou-haite quon y fafle attention, tant quon aun goût damertume ou de pourriture, quona du dégoût, ou que lhaleine eft mauvaife,quon a de la chaleur & de la fievre, queles Telles font puantes, & les urines rou-ges , ou peu abondantes, la viande, le bouil-lon à la viande, les œufs tout ce dans quoilune ou lautre de ces chofes entrent, lethériaque , le vin , toutes les chofes chau-des,'font de vrais poifons.

2.4. Je paroîtrai peut-être outré aupublic & à quelques Médecins mais les^ Médecins éclairés, les vrais Médecins, ceux

qui obfervent les effets de chaque chofe,) trouveront au contraire, que, bien-loin

doutrer , jexpofe faiblement leur fenti-ment, qui eft celui de tous les bons Mé-decins , depuis plus de vingt fiecles, celuique la raifon approuve, & que lexpérienceconfirme tous les jours. Les erreurs que jeviens de combattre coûtent des millionsdhommes k lEurope.

§. a 1 ). Il ne faut pas omettre que lorsmême que le malade a le bonheur de nepas mourir , malgré tout ce qu*on a faitpour cela, le mal neft pas fini, & les ef-fets des aliments & des remedes échauf-fants font de lui laifler le germe de quel-que maladie de langueur, qui, fe forti-fiant peu-k-peu , éclate au bout de quelque