i/ Attentionsque tout ce qu’il yak faire, c’eft de dé-layer ces matières par des torrents de boif-fons rafraîchi flan tes, qui les difpofent à êtreévacuées aifément. Je le redis, & je fou-haite qu’on y fafle attention, tant qu’on aun goût d’amertume ou de pourriture, qu’ona du dégoût, ou que l’haleine eft mauvaife,qu’on a de la chaleur & de la fievre, queles Telles font puantes, & les urines rou-ges , ou peu abondantes, la viande, le bouil-lon à la viande, les œufs ’ tout ce dans quoil’une ou l’autre de ces chofes entrent, lethériaque , le vin , toutes les chofes chau-des,'font de vrais poifons.
2.4. Je paroîtrai peut-être outré aupublic & à quelques Médecins mais les^ Médecins éclairés, les vrais Médecins, ceux
qui obfervent les effets de chaque chofe,) trouveront au contraire, que, bien-loin
d’outrer , j’expofe faiblement leur fenti-ment, qui eft celui de tous les bons Mé-decins , depuis plus de vingt fiecles, celuique la raifon approuve, & que l’expérienceconfirme tous les jours. Les erreurs que jeviens de combattre coûtent des millionsd’hommes k l’Europe.
§. a 1 ). Il ne faut pas omettre que lorsmême que le malade a le bonheur de nepas mourir , malgré tout ce qu*on a faitpour cela, le mal n’eft pas fini, & les ef-fets des aliments & des remedes échauf-fants font de lui laifler le germe de quel-que maladie de langueur, qui, fe forti-fiant peu-k-peu , éclate au bout de quelque