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Tome premier (1780)
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42
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42. Attentionstion générale. Lon attribue fa mort à etquil na pas allez fué, pendant quelle dé-pend réellement de ce quil a trop fué aucommencement, & de ce quil a pris desremedes fudorifiques & du vin. Il y a long-temps quun habile Médecin Suifîe a avertiTes compatriotes, que le vin leur étoit mor-tel dans les fievres ; quand jai réitéré cetavis dans les premières éditions de cet ou-vrage, je craignois que ce ne fût avec auflipeu de fuccès; mais une heureufe expériencema appris le contraire , & lon sapperçoittous les jours que le peuple fe défait peu-k-peu des préjugés qui soppofoient le pluspuiflamment à guérifon.

Le payfan, qui naturellement naime pasle vin rouge, le boit quand il eft maladepar préférence, & ceft un grand mal, parceque le vin rouge empêche les felles plus quele vin blanc, naide pas autant les urines,& augmente la force des vaifleaux & lépaifliflement du fang, qui font déjà tropconfidérables.

§. 18. Lon augmente encore tous leursmaux par les aliments quon leur donne. Lamaladie affoiblit nécefiairement, & la follecrainte que le malade ne meure de foiblefleporte à lui donner des aliments, qui, en au-gmentant fa maladie, le tuent par la fievre.Cette crainte eft abfolument chimérique; ja-mais la foiblefle na tué aucun fiévreux. Ilspeuvent être plufieurs femaines à leau , &font bien plus forts, au bout de ce terme,que fi on les avoit nourris, parce que, bien-