GÉNÉRALES. 41après que les plus groflieres ont paffé parles Telles & par les urines , & h évacuercette quantité d’eau qu’on avoit été obligéde mettre dans le fang , & qui y eft de-venue fuperflue. Il eft à cette époque ex-trêmement important de ne pas l’empêchervolontairement ou par imprudence ; il yauroit fouvent autant de danger à le faire ,qu’il y en a à vouloir faire fuer dans lescommencements ; & cette fueur, fi on l’ar-rête , fe rejettant fur quelque partie inté-rieure , produit fouvent une nouvelle ma-ladie , plus dangereufe que la première. Ilfaut donc être aufli attentif à ne pas arrêterimprudemment la fueur, qui vient natu-rellement à la fin des maladies, qu’à nepas l’exciter au commencement; celle-là eftprefque toujours utile, celle-ci prefque tou-jours dangereufe. D’ailleurs, fi elle étoitnéceflaire, on s’y prendroit très-mal pourla faire venir, puifqu’en échauffant fi fortles malades, on allume une fievre prodi-gieufe, on les met en feu, & la peau refteextrêmement feche. L’eau tiede, avec unpeu de vinaigre, eft le meilleur des fudo-rifiques.
Si les malades fuent abondamment pen-dant un ou deux jours, ce qui leur procureun foulagement de quelques heures , bien-tôt ces Tueurs finiffent, fans que la réité-ration des mêmes remedes puilfe les rap-
P eller. On double les dofes, on augmenteinflammation, le malade meurt dans desangoiffes horribles, & avec une inflamma-