40 Attentionsfois, lorfqu’il eft déjà attaque d’une de cesmaladies. Comment pourroit-il n’en pasmourir? Audi il en meurt, & quelquefoisavec une promptitude étonnante. J’en aicité de terribles exemples, il y a quelquesannées , dans un autre ouvrage ; ils fontjournaliers , & malheureufement chacunpeut en voir autour de foi.
§. 17. L’on me dira peut-être que fou-vent les maladies fe guériffent par la fueur,& que l’expériénce doit guider. Je répondsque la fueur'guérit, il eft vrai, quelquesmaladies dès le commencement, commeces points qu’on appelle fauflfes pleuréfies ,quelques autres douleurs de rhumatifme,quelques fluxions, quelques rhumes; maisfeulement quand ces maladies dépendentuniquement d’une tranfpiration arrêtée , queJa douleur fe déclare tout de fuite, & quefor le champ, avant que la fievre ait épaiffi& enflammé les humeurs, ou qu’il fe foitformé quelque engorgement, on donnequelques boiflons chaudes, comme du fal-tranc & du miel, qui, en rétabliflànt latranfpiration , enlevent la caufe du mal.Alors même il faut éviter de produire untrop grand mouvement dans le fang, quiempêcherait plus qu’il n’aideroit la fueur ;& la fleur de fureau me paraît préférable anfaltranc.
La fueur eft aufli utile dans les maladies,quand, par une boiflon abondante, on en adétruit les caufes : elle fert alors à entraîneravec elle une partie des humeurs maladives,