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Tome premier (1780)
Entstehung
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39
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GÉNÉRALES. 39

ne left au poiffon, dès quil ceffe détrepur, notre fanté fouftre néceffairement, &rien ne le corrompt plus promptement queles vapeurs qui fortent du corps de plu-lîeurs perfonnes renfermées dans une petitechambre quon naëre point. Il ny a quàvouloir ouvrir les yeux, pour fentir le dan-ger de cette conduite. Si lon donne de lairfrais à ces.pauvres malades, & quon lesdécouvre un peu, on voit fur le champ lafievre, loppreflL-n, langoiffe, lés rêveriesdiminuer.

§. 16. Le fécond moyen quon emploiepour faire fuer les malades, ceft de ne leurdonner que des chofes échauffantes, & fur-tout de la thériaque, du vin, du faltranc, ( a )dont la plupart des herbes ou fleurs fontdangereufes dès quil y a de la fievre, & dufafran , qui eft encore plus nuifible. Danstoutes les maladies fiévreufes , il faut ra-fraîchir & tenir le ventre ouvert : tous cesremedes échauffent & refferrent ; lon peutjuger quel mauvais effet ils produifent. Unhomme bien portant tomberoit infaillible-ment dans une fievre inflammatoire, silprenoit la quantité de vin, de thériaque ,de faltranc, que le payfan prend quelque-

( a ) Ceft cette compofition dherbes cueillies dan*nos montagnes, connues dans létranger fous le nomde vulnéraires de Suifle. Un Médecin de cette ville,feu M. le doéteur B. dApple s, a donné fur ceremede une petite DifTertation dans les Nouvellesde la République des Lettres pour le mois de Juil-let 171a.