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Tome premier (1780)
Entstehung
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38
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38 Attentionstrop épais, elle augmente évidemment lemal. Bien-loin dôter leau du fang, londoit chercher à lui en donner. Il ny a pointde payfan qui ne dife, quand il a une pleu-réfie, ou une inflammation de poitrine,que fon fang eft trop épais, & quil nepeut pas circuler. En le voyant dans levafe , il le trouve noir , fec , brûlé, ce fontfes termes ; comment le fens commun nelui dit-il pas que, bien-loin de faire fortirleau dun tel fang par les fueurs, il fauty en ajouter?

§. 15. Mais quand il ferait aufli vrai quileft peu que la fueur eft utile au commen-cement des maladies, les moyens quon em-ploie pour la procurer nen feraient pasmoins mortels. Le premier, ceft détoufferle malade par la chaleur de lair & des cou-vertures. Lon redouble de foins pour em-pêcher quil nentre de lair frais dans lachambre , par-lk même il eft bientôtextrêmement corrompu , & lon procureune telle chaleur, par le poids des couver-tures, que ces deux caufes feules font ca-

Î tables de produire, dans un homme fain ,a fievre la plus ardente, & une inflamma-tion de poitrine. Plus dune fois je me fuisfenti faifi , en entrant dans ces chambres ,dune difficulté de refpirer que je diflipois«n faifant ouvrir toutes les fenêtres.

Les gens inftruits devraient fe faire un

Î flaifir de faire comprendre au peuple, danses fréquentes occafions qui sen préfentent,que lair nous étant plus néceflaire que leau