34 Causes
géant les tartes du côté de l’économie, ontrouveroit qu’elles dérangent aufli le pay-fan à cet égard.
Il y a quelques autres caufes des mala-dies , tirées des aliments, mais moins fâ-cheufes, ou moins générales, & dans le dé-tail defquelles il eft impoflible d’entrer. Jefinirai par cette remarque générale ; c’eftque l’attention que le payfan a de mangerlentement, & de mâcher avec beaucoup defoin, diminue infiniment les dangers d’unmauvais régime ; & je fuis convaincu quec’eft une des plus grandes caufes de la fantédont il jouit. Il faut y ajouter l’exercicequ’il prend , le long féjour qu’il fait augrand air, où il pafle lès trois quarts de favie, & ce qui eîl aufli un avantage très-confidérable, l’heureufe habitude de fe cou-cher de très-bonne heure, & de fe leverde grand matin. Il feroit à fouhaiter qu’àtous ces égards, & peut-être à bien d’au-tres, les gens de la campagne fervilfent demodèles à ceux des villes.
§. 12,. L’on ne doit point omettre, dansle dénombrement des caufes des maladiesdu peuple, la conftruétion de fes maifons,dont un grand nombre font, ou appuyéescontre un terrein élevé, ou un peu creu.-fées en terre. L’une ou l’autre de ces liqua-tions les rend humides ; ceux qui les habi-tent en font incommodés; & s’ils ont quel-ques provifions, elles fe gâtent & devien-nent une nouvelle fource de maladies. Lemanœuvre robufte ne fent pas d’abord les