des Maladies. 33de faire fentir que la graine étant notreprincipale nourriture, la fanté fouffre né-ceflairement quand elle n’cft pas bonne.3 °. Avec de la bonne graine, on fait fou-vent du mauvais pain , en ne ie laifi'ant pasallez lever, en le cuifant trop peu , & enle gardant trop long-temps. Tous ces dé-fauts ont des fuites fâcheufes pour tousceux qui en mangent, mais d’une façonplus marquée chez les enfants & les valé-tudinaires.
Les tartes ou gâteaux font un abus dupain, qui, dans quelques villages, eft portéh un point très-nuifible. C’eft une pâte pres-que toujours mal & fouvenr point levée,mal cuite, grafie, & chargée de chofes ougrafîes ou aigres, qui en font un des ali-ments les plus indigeftes que l’on ait in-ventés. Ce font les femmes & les enfantsqui en font le plus d’ufage & auxquels ilsconviennent le moins ; les petits enfantsfur-tout, qui vivent quelquefois plufieursjours de fuite de ces tartes, font hors d’é-tat la plupart d’en faire parfaitement la di-geftion 5 ils contraélent un principe d’obf-truâions dans les vifceres du bas ventre ,& d’épaiflilfement glaireux dans toute lamaffe des humeurs, qui les jette dans plu-fieurs maladies de langueur, fievre lente,éthifie, nouûre, humeurs froides, foiblefiepour le refte de leurs jours, &c. Il n’y apeut-être rien de plus mal-fain qu’une pâtemal levée, mal cuite, graffe, & rendue ai-gre par l’addition des fruits. En envifa-
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