Druckschrift 
Tome premier (1780)
Entstehung
Seite
32
Einzelbild herunterladen
 

3i C A USES

lâge de la vieilleffe, dans toutes les infir-mités , & fur-tout dans lafthme , qui lesconduit à lhydropifie de poitrine. Leurscorps ufés par les excès ne répondent pointà la&ion des remedes ; & les maladies delangueur , qui dépendent de cette caufe ,font prefque toujours incurables. Heurcu-fement, la fociété ne perd rien , en per-dant ces fujets qui la déshonorent, & dontlame abrutie eft en quelque façon mortelong-temps avant leurs corps.

§. ii. Les aliments font aufli fouventune caufe de maladie pour le peuple ; celaarrive, i°. quand les grains, mal mûrs ,ou mal recueillis dans les étés fâcheux, ontacquis une mauvaife qualité : heureufementcela eft rare, & lon peut diminuer le dan-ger de leur ufage par quelques précautions,telles que celles de laver & de fécher exac-tement la graine, de mêler un peu de vinà la pâte en la pétrifiant, de la laifler le-ver un peu plus long-temps & de cuiredavantage le pain. £°. Les graines les plusbelles & les mieux recueillies saltèrent ttès-fouvent dans la maifon du payfan, ou parcequil ne fe donne pas les foins quil devroitle donner, ou parce quil na pas dendroitpropre à les conferver, même dun été àlautre. Il meft très-fouvent arrivé, en en-trant dans quelquune de ces maifons, dê-tre frappé dune odeur de graine gâtée. Ily a des moyens aifés & connus de parerà cela avec un peu de foin : mais je nen-trerai lk-deffus dans aucun détail ; il fuffit