des Maladies. si-rarement pendant les fix autres. J’ai trouvél’air fi mauvais dans plufieurs de ces cham-bres, que je fuis perfuadé, que fi ceux quiles habitent n’alloient pas fouvent au grandair, ils périroient tous en peu de temps.Il eft aifé de prévenir les maux que cettecaufe produit, en ouvrant journellement 'les fenêtres. Cette précaution fi fimple au-roit les plus heureux effets.
S’il falloit choifir entre ces airs chauds& enfermés, ou l’air le plus froid, maisfec & toujours renouvellé, il n’y auroit pasà balancer, le dernier eft infiniment pré-férable ; j’ai vu fouvent de pauvres com-pagnons très-gravement malades dans deschambres hautes ouvertes de tout côté, &où il geloit, fe guérir aifément, pendantque ceux qui étoient mieux foignés dansdes poêles chauds & fermés périffoient cruel-lement. Les payfans malades fe guériroientplus aifément, fi, dès qu’ils font malades,ils fe faifoierit porter dans leurs granges ,dont l’air, beaucoup plus frais & plus purque celui de leurs maifons, feroit pour euxle meilleur des remedes.
§. ro. Je mets, pour fixieme caufe, l’i-vrognerie, qui ne produit pas des épidé-mies, mais qui tue en détail, dans tousles temps, & par-tout. Les miférables quis’y livrent font fujets à de fréquentes in-flammations de poitrine & pleuréfies, quifouvent les emportent à la fleur de l’âge ;s’ils réchappent quelquefois de ces maladiesviolentes, ils tombent, long-temps avant
B ir