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vent que nuire & contribuer à produire desmala'dies putrides. Ceux qui font aceoutu-més à cette odeur ne s’en apperçoivent plus,mais la caufe n’en agit pas moins; & ceuxqui n’y font pas accoutumés jugent de toutela force de l’impreffion.
8. Il y a des villages dans lefquels,après que les courtines font enlevées, onconferve des mares* dans la même place.L’effet en eft encore plus dangereux; parceque cette eau pourrie, qui croupit pendanttontes les chaleurs, laiffè exhaler fes vapeursavec plus de facilité, & plus abondammentque les courtines. Etant allé à Pulll le granden 1759 , à l’occafion d’une fievre putrideépidémique qui y faifoit des ravages, jelentois, en traverfant le village, l’infectionde ces mares, & je ne pus pas douter qu’ellesne fufîent la principale caufe de cette ma-ladie, & d’une femblable qui y avoit régnécinq ans auparavant. Le village eft d’ailleursdans une expofition faine. Il feroit à fou-haiter qu’on prévînt ces accidents en re-nonçant aux mares.
§. 9. L’on peut joindre à cette caufe lepeu de foin que le payfan a d’aérer fa cham-bre. L’on fait qu’un air trop renfermé oc-cafionne les fievres malignes les plus fâ-*cheufes; & le payfan ne refpire jamais chezlui qu’un air de cette efpece. Il y a de très-petites chambres, qui renferment jour &nuit le pere, la mere, fept ou huit enfants& quelques animaux, qui ne s’ouvrent ja-mais pendant lix mois de l’année, & très-