des Maladies. 29fouvent des ondées de pluie, & même de \pluie froide, au milieu du jour le plus chaud,
& l’ouvrier', baigné dans une fueur chaude,eft tout-h-coup trempé dans l’eau fraîche;ce qui occafionne les mêmes maux que lepaffage prompt du chaud au froid, & exigeles mêmes remedes. Si le foleil, ou un airchaud, revient d’abord , il n’y a pas ungrand mal; fi le froid dure, fouvent plu-lieurs en font incommodés.
Un voyageur eft quelquefois mouillé enroute, fans pouvoir l’empêcher ; le mal n’elipas fort grand, moyennant qu’en arrivantil quitte fes habits; mais j’ai vu des pleu-réfies mortelles , pour avoir négligé cetteprécaution. Quand on a eu le corps ou lesjambes mouillées, il n’y a rien de plus utile f
que de fe laver avec de l’eau tiede. Quandil n’y a eu que les jambes mouillées, unbain tiede de jambes eft très-utile. J’ai guériradicalement des perfonnes fujettes a avoirdes coliques violentes, toutes les fois qu’ellesavoient eu les pieds mouillés, en leur don-nant ce confeil. Le bain eft encore plus ef-ficace , fi l’on fait fondre dans l’eau unpeu de favon.
§. 7. La cinquième caufe h laquelle onne penfe guere, & qui produit en effet desaccidents moins violents, mais qui nuit ce-pendant très-réellement, c’eft l’ufage ordi-naire dans prefque tous les villages d’avoirles courtines précifément deffous les fenê-tres : il s’en exhale continuellement des va-peurs corrompues, qui h la longue ne peu-