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Tome premier (1780)
Entstehung
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x8 Causes

en créveroient, mais il ne craint point desexpofer au même danger. Ce neft pas aurcfte le feul exemple dans lequel il paroifiefaire plus de cas de la fanté de fes bêtes quede la ficnne.

§. <5. Une quatrième caufe , qui influefur tout le monde, mais plus cependant furle laboureur, ceft linconflance des temps.Nous paflons tout-à-coup, quelquefois plu-fîeurs fois par jour, du chaud au froid, oudu froid au chaud, dune façon plus mar-quée & plus prompte que flans le plus grandnombre des autres pays. Ceft ce quirend les maladies catarrhales & rhumatis-males fi fréquentes. La grande précautionquon doit avoir, ceft dêtre ordinairementun peu plus vêtu que la faifon ne lexige,de prendre les habits dhiver de bonne heureen automne, & de ne pas fe prefl'er de lesquitter au printemps. Les ouvriers prudents,qui fe déshabillent pendant le temps du tra-vail , ont foin de remettre leurs habits lefoir en fe retirant. Ceux qui par négligencefe contentent de les remporter perchés furleurs outils, sen trouvent quelquefois très-mal. Il y a quelques endroits, mais en très-petit nombre, lair eft mal-fain , plus par nature que par fes variations, comme àVilleneuve , à Noville fur-tout, & dans quel-ques autres villages fitués dans les maraisqui bordent le Rhône : ces pays font fujetsà ces fievres daccès dont je dirai un motailleurs.

§ 6. Ces variations promptes amènent