des Maladies. 27tiede N°. i. Ces fecours préviennent fou-vent la maladie , qui devient au contraireplus fâcheufe, fi l’on cherche à fe faire fuerpar des chofes échauffantes.
§. 4. Une troifieme caufe , c’eft l’eaufroide qu’on boit, quand on a fort chaud :cette caufe agit comme la précédente; maisfes fuites fâcheufes font ordinairement pluspromptes & plus violentes. J’en ai vu lesplus terribles exemples, des efquinancies ,des inflammations de poitrine les plus for-tes , des coliques, des inflammations du foie& de toutes les parties contenues dans leventre, avec un gonflement prodigieux, desvomiflements, des fuppreflions d’urine &des angoifles inexprimables. Les meilleursremedes font une ample faignée dès le com-mencement du mal, une abondance d’eautiede, à laquelle on joint une cinquième par-tie de lait, ou la tifane N°. 2. , ou les laitsd’amandes N°. 4, le tout bu tiede ; desfomentations d’eau tiede fur la gorge , lapoitrine , le ventre ; des lavements d’eautiede & d’un peu de lait. Dans ce cas, &dans le précédent, un demi bain tiede aprèsla faignée a quelquefois foulagé très promp-tement.
Il eft bien étonnant que les laboureursfe livrent fi fouvent k cette mauvaife coil-tume, dont ils connoiflent le danger, mêmepour leurs bêtes. U n’y en a point qui n’em-pêche fes chevaux de boire quand ils ontchaud, fur-tout s’ils doivent fe repofer; ilfait que, s’il le* laifî'oit boire, peut-être ils
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