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dies, s’en approche par fa caufe, qui eft undeflechement général. J’en ai vu guérir parl’ufage du petit-lait, enfuite des bains tie-des, & enfin du lait de vache. Dans ce cas,les remedes chauds & les nourritures fuccu-lentes tuent.
§. z. Il y a une autre efpece d’épuife-ment, qu’on peut appeller épuifement vrai,qui eft produit par la grande pauvreté, lemanque de nourriture fuffifante, les mau-vais aliments, la mauvaife boiffon , l’ex-cès du travail; c’eft dans ce cas où il con-vient de donner de bonnes foupes & un peude vin. Mais ce cas eft très-rare dans cepays ; je le crois plus fréquent dans quel-ques provinces de France.
§. 3. Une fécondé caufe très-ordinairede maladies, c’eft de fe repofer dans un en-droit froid, ayant extrêmement chaud : l’onarrête tout-à-coup la tranfpiration ; & cettehumeur, fe rejettant fur quelque partie in-térieure , occafionne plufieurs maladies très-violentes, fur-tout des efquinancies, desinflammations de poitrine, des pleuréfies &des coliques inflammatoires. L’on eft tou-jours maître de prévenir le mal en évitantla caufe, qui eft une de celles qui tuent leplus de gens ; mais quand il eft fait,_ &dès qu’on commence à fentir les premiersfymptomes de maladie, ce qui n’arrive quel-quefois qu’au bout de plufieurs jours, il fautfur le champ fe faire faigner, mettre lesjambes dans de l’eau médiocrement chau-de , & *bpire abondamment de l’infufion