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Tome premier (1780)
Entstehung
Seite
26
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z6 C A U S E S

dies, sen approche par fa caufe, qui eft undeflechement général. Jen ai vu guérir parlufage du petit-lait, enfuite des bains tie-des, & enfin du lait de vache. Dans ce cas,les remedes chauds & les nourritures fuccu-lentes tuent.

§. z. Il y a une autre efpece dépuife-ment, quon peut appeller épuifement vrai,qui eft produit par la grande pauvreté, lemanque de nourriture fuffifante, les mau-vais aliments, la mauvaife boiffon , lex-cès du travail; ceft dans ce cas il con-vient de donner de bonnes foupes & un peude vin. Mais ce cas eft très-rare dans cepays ; je le crois plus fréquent dans quel-ques provinces de France.

§. 3. Une fécondé caufe très-ordinairede maladies, ceft de fe repofer dans un en-droit froid, ayant extrêmement chaud : lonarrête tout-à-coup la tranfpiration ; & cettehumeur, fe rejettant fur quelque partie in-térieure , occafionne plufieurs maladies très-violentes, fur-tout des efquinancies, desinflammations de poitrine, des pleuréfies &des coliques inflammatoires. Lon eft tou-jours maître de prévenir le mal en évitantla caufe, qui eft une de celles qui tuent leplus de gens ; mais quand il eft fait,_ &dès quon commence à fentir les premiersfymptomes de maladie, ce qui narrive quel-quefois quau bout de plufieurs jours, il fautfur le champ fe faire faigner, mettre lesjambes dans de leau médiocrement chau-de , & *bpire abondamment de linfufion