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Tome premier (1780)
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ao Introduction.les mêmes vertus, pourquoi les mêler ? Ilvaut bien mieux fe borner à celle qui eft laplus efficace. Si elles ont des vertus diffé-rentes , leffet de lune détruit leffet de lau-tre , & le retnede devient inutile.

Je nai donné aucun confeil dont lexécu-tion ne fût aifce & très-praticable. Lontrouvera cependant que quelques-uns fontpeu faits pour la généralité du peuple, &je nen diîconviens pas; mais je les ai mis,parce que je nai point perdu de vue les per-fonnes qui, fans être peuple, vivent à lacampagne , & qui ne peuvent pas toujoursfe procurer un Médecin, auffi-tôt, aqffi fou-vent , ou aufli long-temps quelles le vou-dront.

Un grand nombre de remedes fe tire uni-quement de la campagne, & peut sy pré-! parer; il y en a cependant qui doivent fe

J prendre chez les Apothicaires. Jai marqué

les prix auxquels je fuis perfuadé que tousles Apothicaires du pays les donneront aupayfan peu riche; & en les marquant jene lai point fait pour éviter quon ne leslui fît payer trop cher; je navois pointcette crainte; mais pour que voyant la mo-dicité du prix, il ne craignît point dallerà lemplette. Il aura prefque toujours la dofede remede néceffaireà chaque maladie, pourmoins dargent quil nen mettoit à acheterde la viande, du vin, des bifcuits & dau-tres chofes qui le tuoient. Si le prix des re-medes , tout modique quil ell, excédoitfe s facultés, fans doute les bourfes des com-