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Tome premier (1780)
Entstehung
Seite
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Introduction, zimunes & des pauvres y fupplécroient. Enfinil y a dans le pays un tr^g-grand nombrede maifons de Seigneurs, de Miniftr.es, departiculiers qui font annuellement une cer-taine dépenfe charitable en remedes ; fanslaugmenter, je ne leur demanderai que denchanger l'objet, & de vouloir bien diftri-buer les remedes indiqués ici, au-lieu deceux quils diftribuoient auparavant.

Lon objeûera encore que la plupart descampagnes font très-éloignécs des villes,& que le pavfan neft pas h portée, par-même , de fe procurer dabord ce dont ila befoin. Je réponds quil y a efFeétivementplufieurs villages très-éloignés des villesil y a des Apothicaires ; mais fi lon exceptecertains endroits des montagnes, il y en apeu qui foient à plus de trois ou quatre lieuesde quelque petite ville, il fe trouve tou-jours quelque Chirurgien , ou quelque mar-chand qui vend des drogues. Ce na peut-êtrepas été, jufquà préfent, celles que jindi-que; mais ils sen fourniront dès quils pour-ront en elpérex le débit; & ce fera pour euxune nouvelle branche de commerce. Jai euloin dindiquer le temps que chaque remedepouvoit fe garder fans rifque. Il y en a dunufage très-fréquent, dont les maîtres décolepourroient eux-mêmes avoir une certaineprovifion. Je fuppofe aufii, sils veulent bienentrer dans mes vues, quils feront munisdes inftruments néccfîaires aux foins quilsrendront. Sil sen trouve pour qui des lan-cettes, une feringue (qui peut être rem-