Introduction. 19eonfcils, quoiqu’un peu différents, peut-être , de ceux qu’ils ont fuivis jufqu’à pré-fent. Ils fentiront qu’on peut apprendre àtout âge, & de tout le monde ; & ils nefe feront pas de peine de réformer quelques-unes de leurs idées, dans une fcience quiproprement n’cft pas la leur, & à l’étudede laquelle ils ne fe font jamais livrés, furcelles d’un homme qui s’en eft uniquementoccupé, & qui a eu plufieurs fecours quileur manquent.
Les fages-femmes pourront auffi rendreleurs foins plus efficaces, dès qu’elles vou-dront bien s’éclairer. Il ferait à fouhaiterque généralement elles le fuffent davantagefur l’art même qu’elles exercent; les exem-ples de malheurs, qu’on auroit évités avecplus d’habileté, font affez fréquents pourfaire defirer qu’on pût les prévenir; & celane feroit pas impoffible : rien ne l’eft, quandceux à qui la volonté appartient veulent for-tement; mais il faudroit qu’ils fuffent inf-truits du mal, qui eft très-preffant. -
J’ai donné les recettes des remedes les plusfîmples, & j’ai indiqué la façon de les pré-parer avec affez de détail, pour cfpérer queperfonne ne fera embarraffé à cet égard.Mais qu’on ne croie point que cette fim-plicité nuit à l’utilité, & qu’ils font moinsefficaces : je déclare que ce font les mêmesdont je me fers dans la ville pour les ma-lades les plus opulents. Cette fimplicité eftfondée en nature : le mélange d’un grandnombre de drogues eft ridicule. Si elles ont