i8 Introduction.
fuflent faigner. Ces talents, celui de jugerdu degré de la ficvre, d’appliquer les vé-ficatoires & de les panfer, feroient du plusgrand ufage dans les lieux où ils demeu-rent. Leurs écoles , Couvent peu nombreu-fes , ne les occupent qu’un petit nombred’heures par jour; la plupart n’ont point dedomaines ù cultiver ; quel meilleur ufagepourroient-ils faire de leur loifir que del’employer au foulagement des malades 1Leurs opérations pourroient être taxées àun prix affez modique , pour n’incommo-der perfonne ; & ce petit revenant-bon ren-droit leur fituation encore plus douce ; ou-tre que cette diftradion les préferveroit d’ê-tre entraînés quelquefois, par facilité & pardéfœuvrement, à prendre le goût de la boif-fon. Il y auroit encore un avantage à lesaccoutumer à cette efpece de pratique, c’eftque foignant les malades , & ayant l’habi-tude d’écrire, ils feroient à même, dans lescas graves, de confultcr ceux dont on croi-roit avoir befoin.
Je ne doute point que parmi les labou-reurs mêmes , il ne s’en trouve plusieurs ,tels que j’en connois,'qui, remplis de Cens,de jugement & de bonne volonté , lirontavec plaifir ce livre, en faifiront la do&rine& la répandront avec empreflement.
Enfin, j’efpere que plufieurs Chirurgiensrépandus aans les campagnes, & qui exer-cent la médecine dans leur voifinage, vou-dront bien le lire, entreront dans les prin-cipes que j’y établis, & en adopteront les