Introduction. 17que perfonne ne fera d’efforts pour la dé-truire.
Il eft inutile de dire que je fonde plus d’ef-pérance encore fur les foins des Dames quefur ceux de leurs époux, de leurs peres, oude leurs freres. Une charité plus aéiive, unepatience plus foutenue, une vie moins am-bulante, une fagacité que j’ai admirée chezplufieurs à la ville & k la campagne, & quifait qu’elles obfcrvent avec une exaditude,& qu’elles démêlent les caufes cachées desfymptomes avec une facilité qui feroit hon-neur aux meilleurs praticiens, enfin un donmarqué pour s’attirer la confiance du ma-lade , font autant de caraderes qui établif-fent leur vocation ; & il y en a un grandnombre qui la rempliflent avec un zele di-gne des plus grands éloges, & qui devroitfervir de modèle.
Les maîtres d’école doivent encore êtretous fuppofés avoir un degré d’intelligencefuffifant pour tirer parti de cet ouvrage; &je fuis perfuadé qu’ils pourroient faire untrès-grand bien. Je voudrois que non-feu-lement ils chcrchaffcnt k connoître la ma-ladie , c’eft la feule chofe un peu difficile,& je crois l’avoir applanie autant qu’on lepeut; mais encore qu’ils appriffent k appli-quer les remedes. Plufieurs rafcnt ; j’en aivu qui faignoient, & qui donnoient des la-vements avec beaucoup d’adreffe, tous ap-prendraient aifément k le faire, & il ne fe-roit peut-être pas hors de place d’introduirel’ufage d’exiger, dans leurs examens, qu’ils