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Tome premier (1780)
Entstehung
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1 6 Introduction,dans leur voifinage. La vraie charité fentque, manque de lumières, elle peut nuire,& cette crainte la tient en fufpens; mais ellefaifit avidement toutes les lueurs qui peu-vent la diriger.

En troifieme lieu , les perfonnes riches,ou au moins aifées, que leur goût, leur*emplois, ou la nature de leurs fonds fixentà la campagne, elles fe réjouifîent enfaifant du bien , feront charmées davoirquelques dîreâions dans lemploi de leur*foins charitables.

Dans tous les villages il y a quelquesmembres des trois claflès que je viens din-diquer , ils font prefque toujours informésdes maladies du lieu, parce quon sadrefîèà eux pour du bouillon, de la thériaque ,du vin, des bifcuits, en un mot, pour toutce quon croit befoins de malades. A laidede quelques quefiions aux afliftants ou dunevifite au malade, ils jugeront au moins dugenre de la maladie, & par une fage direc-tion , ils préviendront une foule de mal-heurs. Ils donneront du nitre au-lieu de thé-riaque, de lorge ou du petit lait au-lieu debouillon, ils ordonneront des lavements oudes bains de pied au-lieu de vin, & des grusà leau au-lieu de bifcuits. Lorr ne croiraquau bout de quelques années le bien quipeut réfulter de ces attentions fi aifées &fouvent répétées. Lon aura dabord un peude peine à changer une vieille habitude ;mais quand elle fera détruite, la bonne sen-racinera tout aufli fortement, & jefpere