Introduction,voir leur donner des foins pour le corps,dans le. temps même qu’ils les difpofent àfe préparer à la mort, ou à tirer parti dela maladie pour vivre dans la fuite plus fain-tement. Je me féliciterai fi ces Eccléfiafti-ques refpeâables trouvent ici quelques fe-cours , qui puiflent leur aider à fatisfaircleurs intentions bienfaifantes. Le refpeét &l’amour de leurs troupeaux, leur vocationà de fréquentes vifites dans les maifons, ledevoir qui leur eft impofé de détruire lespréjugés fâcheux & la fuperftition, leur cha-rité , leurs lumières, la facilité que leurs con-noiffances phyfiques leur donnent k faifirtoutes les vérités de ce petit ouvrage, fontautant de raifons qui me perfuadent qu’ilsauront toute l’influence poflible fur la ré-forme qu’il eft à fouhaiter de faire dans lamédecine du peuple.
J’ofe, en fécond lieu , compter fur lesSeigneurs de place, dont les confeils, ex-trêmement refpeêtés par leurs paroifliens,font fi propres k décréditer une mauvaifeméthode, & à en accréditer une nouvelle,dont ils faifiront aifément tous les avanta-ges. Les fréquents exemples que j’ai vus dela facilité avec laquelle ils entroient dans leplan.d’une cure, l’empreflement qu’ils ontà faire foulager les malades de leurs villa-ges , la générofité avec laquelle ils pour-voient à leurs befoins, me font efpérer, enjugeant de ceux que je ne connois point parceux que je connois, qu’ils faifiront avecjoie un nouveau moyen de faire du bien