i4 Introduction.
vrage, qui n’a de but que l’utilité de mescompatriotes, me procure du défagrément,& l’on doit être exempt de la critique, quandon a eu le courage d’entreprendre un tra-vail qui ne peut mériter aucun éloge.
Après ces généralités, je dois entrer dansquelques détails fur les moyens qui me pa-roilï'ent les plus propres k faciliter les bons- effets que j’efpere de mes foins. Je donne-rai enfuite l’explication de quelques termesdont j’ai été obligé de me fervir, & qui nefont peut-être pas généralement connus.
Le titre à!Avis au Peuple n’eft point l’ef-fet d’une illufion qui me perfuade que celivre va devenir une piece de ménage dansla maifon de chaque payfan. Les dix-neufvingtièmes ne fauront fans doute jamaisqu’il exifte, plufieurs ne fauroient pas lelire, un plus grand nombre, quelque Am-ple qu’il foit, ne le comprendroit pas ; maisje le defline aux perfonnes intelligentes &charitables, qui vivent dans les campagnes,& qui , par une efpece de vocation de laProvidence, font appellés à aider de leurs_confeils tout le peuple qui les environne.
L’on fent aifément que j’ai en vue pre-mièrement Meffieurs les Pafteurs : il n’y apoint de villagè , de hameau , de maifonforaine dans tout le pays, qui n’ait droit àla bénéficcnce d’und’entr’eux; & je fais qu’ilen eft un grand nombre, qui, touchés dutrifte fort de leurs ouailles malades, & ef-frayés des horreurs de leur fituation, défi-rent , tous les jours, d’être £ même de pou-