io Introduction.faire mieux que moi ; mais ceux qui feraienten état ne l’entreprennent pas ; j’ai plus decourage , & j’efpere que les gens qui pen-fent, me fauront quelque gré d’avoir donnéun ouvrage, dont la compofition cft rebu-tante par fa facilité même, par les détailsminutieux qu’il exige, par la néceflité dene dire que les chofes les plus connues, &par l’impoffbilité d’y traiter aucune matièreà fond , ou d’y développer aucune vue nou-velle & utile; c’eft le travail d’un pafteur,qui écrirait un catéchifme pour de petits en-fants.
Je n’ignore pas cependant que l’on a déjàquelques ouvrages deftinés pour les malades•de la campagne qui font privés de fecours;mais les uns , quoique faits dans un bonbut, produifent un mauvais effet ; de cetteefpece font tous les recueils de rcmedes fansdefcription de maladie, & par-là même fansaucune réglé fûre pour l’application ; tel,par exemple, que le fameux recueil de Ma-dame Fou QU ET, & quelques autres dansle même goût. * Les autres fe rapprochent
* L’on doit ranger dans ia même clafTe un ouvragequi a paru fous le nom de Médecine rurale & pra-tique, &c. à Paris 1768. L’auteur eft Mr. Buchoz,Médecin de Nancy, connu très-avantageufement parfes ouvrages de Botanique. La médecine rurale n’eftqu’un fimple recueil de recettes, à chacune def-quelles on donne un titre qui exprime les vertus qu’onlui attribue, fans aucune attention aux différentescaufes qui produifent les mêmes maux. Après avoirloué l’Avis au Peuple, plus affurément qu’il ne lemérite, Mr. Buchoz ajoute ; cet ouvrage fuppofs