Introduction. 9plé & pourroit fournir des colonies pourles autres.
Je pafle enfin à la troificme caufe de dé-population ; c’eft la façon dont le peupleeft conduit dans les campagnes quand il eftmalade. J’en ai été pénétré de douleur plu-fieurs fois. J’ai été témoin que des maladies,qui auroient été très-légeres , devenoienrmortelles par le traitement; & je fuis con-vaincu que cette caufe fait feule autant deravages que les précédentes ; elle méritebien par-lh même, toute l’attention des Mé-decins, dont la vocation eft de travailler àla confervation de l’humanité. Pendant quenous donnons nos foins à fa partie la plusbrillante dans les villes, fa moitié la plusutile périt miférablement dans les campa-nes, ou par des maux particuliers, ou pardes épidémies générales, qui, depuis quel-ques années, paroiffent dans différents vil-lages, & y font des ravages confidérables.Cette réflexion affligeante m’a déterminé àdonner ce petit ouvrage , qui eft unique-ment deftiné pour ceux que leur éloignementdes Médecins met dans le cas d’être privésde leur fecours. Je ne détaillerai point icimon plan, qui eft fort fimple; je me con-tente de dire, que j’ai donné tous mes foinsà le rendre le plus utile qu’il m’a été pof-fible ; & j’ofe efpérer que, fi je n’ai pasmontré tout le bien qu’on peut faire, aumoins j’ai fait connoître les traitements per-nicieux qu’il faut éviter.
Je fuis intimement convaincu qu’on peut
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