8 Introduction.
formés, & fe ruinent d’un pas égal par leféjour de la ville , la fainéantife, le mau-vais exemple & les mauvaifes compagnies.
Outre l’augmentation des domeiliques ,le luxe multiplie auflî confidérablement lenombre des artifans fédentaires occupés defes fantaifies, & c’eft une nouvelle pertetrès-réelle pour l’agriculture & pour la po-pulation.
Il refteroit fans doute bien des chofes àdire fur cet important objet; mais outre queje ne veux point trop alonger cet ouvrage,& que beaucoup d’autrçs occupations ne melaifient point de temps pour tout ce quin’eft pas médecine, je craindrois de fortirde mon fujer. Tout ce que j’ai dit jufqu’kpréfent en fait partie ; puifqu’en donnantau peuple des avis fur fa fanté, il falloitindiquer les caufes qui la corrompent ; maisce que je pourrois dire de plus paroîtroitpeut-être étranger.
Je n’ajoute qu’un mot. Ne pourroit-onpas, pour remédier à des maux qu’il cft im-poffible de prévenir, choifir quelque cantondu pays, dans lequel on chercheroit par desrécompenfes ; i°. à arrêter tous fes habi-tants; z°. à les encourager, par d’autres ré-compenfes , à une population plus abon-dante. Ils n’en fortiroient point, ainfi ilsn’iroient pas s’expofer à tous les maux dontj’ai parlé; on ne s’y marieroit point à dese'trangers qui pourroient y apporter le dé-fordre, ainfi vraifemblablement ce quartier,au bout d’un certain temps, feroit trop peu-