Introduction. 7champs, dont ils ignorent d’ailleurs la con-duite, veulent devenir de petits marchands;& c’eft une perte pour le peuplement, parcequ’un nombre de laboureurs crée plus d’en-fants qu’un nombre égal de citadins, &que fur un nombre donné, il meurt’pîusd’enfants a la ville qu’à la campagne.
Les mêmes maux ont lieu pour les do~meftiques dufexe. Après dix ou douze ansde fervice, les fervantes de la ville ne peu-vent pas redevenir de bonnes campagnardes ;& celles qui embraffent cet état fuccombentbientôt h ce travail pour lequel elles nefont plus faites. Si l’on revoit une femmemariée à la campagne, un an après qu’ellea quitté la ville , il eft aifé de remarquercombien ce genre de vie l’a vieillie ; fou-vent la première couche, dans laquelle ellesn’ont pas tous les foins que leur délicateflèexigeroit, eft l’écueil de leur fanté ; ellesreftent dans un état de langueur, de foi—bleffe, de dépérifîement ; elles n’ont plusd’enfants; elles deviennent, & elles rendentleurs maris des membres inutiles à l’au-.gmentation du peuple.
Les avortements , les enfants dépayfésaprès une groflefle cachée, l’impoflibilitéde trouver des époufeurs, font fouvent leseffets de leur libertinage.
Il eft à craindre que ces maux n’aillentencroiflant, depuis que, manque defujets,ou par des vues d’économie, on commenceà prendre pour domeftiques des enfants dontles mœurs & le tempérament ne font point
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