to'ïfïST. ŸÎat. et de Chimie, yn
Vifcères agacés, de difToudre & d’emporter laplus grande partie de l’arfenic. Navier, méde-cin de Chàlons, qui s’ell occupé de la recherchedes contre-poifons de l’arfenic, a trouvé unematière qui fe combine avec cette fubüancepar la voie humide, la fature, & détiuit la plusgrande partie de fa cauflicité. Cette fubüanceeil le foie de foufre calcaire ou alkalin, & mieuxencore le foie de foufre qui tient en dilfolutionun peu de fer. En verfant cet hépar martialdans, une dilîolution d’arfenic, le foie de foufrefe décompofe fans exhaler aucune odeur ; parceque l’arfer.ic fe combine au foufre avec lequelil fait de l’orpiment, & il s’unit en même-temsau fer. Navier prefcrit un gros de foie de fou-'fre dans une pinte d’eau , qu’il fait prendrepar verrées : on peut également donner cinq àlix grains de foie de foufre fec en pillules, &par-deflus chaque pillule un verre d’eau chaude.Lorfque les premiers fymptômes font diiïipés,il confeille l’ufage des eaux minérales fulfureufes»L’expérience lui a fait connoître qu’elles fonttrès-propres à détruire les tremblemens & lesparalyfres qui fuivent ordinairement l’effet del’arfenic, & qui mènent à la phthifie & à lamort. Navier approuve auffi l’ufage du lait ,parce que cette fubüance diffout l’arfenic aulli-bien que le fait l’eau ; mais il condamne lestuiles, qui ne peuvent le difToudre.