d'Hist. Nat. et de Chimie. 4pp.
plus brillant, & femble compofé d’un grandnombre de petites écailles ; lorfque ces écaillesfont fenfibles à l’extérieur des échantillons, onles nomme alors arj'enic tejlacé , ou impropre-ment cobalt tejlacé ; parce qu’autrefois, commeon ne connoilfoit point le caradère métalliquede l’arfenic , & qu’on retirait des mines decobalt une grande quantité de chaux d’arfenic,on avoit regardé l’arfenic teflacé comme unemine de cobalt. L’arfenic vierge efl très- aifé àreconnoître lorfqu’il a l’éclat métallique, & qu’ilefl en petites écailles; mais lorfqu’il efl noir,& que dans fa fradure il paraît compofé degrains fins & très-ferrés, on ne peut le diflin-guer que par fa pefanteur qui efl très-confidé-rable, & parce que fi on l’expofe fur des char-bons ardens, il fe diflipe en entier fous la formede fumées blanches, qui ont une forte odeurd’ail. Ce dernier métal fe trouve abondammentà Sainte-Marie-aux-Mines. Il efl mêlé avec lamine d’argent grife ; on en rencontre aufii parmiles mines de cobalt en Saxe, & à Andrarumen Scanie.
La nature offre quelquefois l’arfenic en chauxblanche, ayant même l’afped vitreux, mais leplus fouvent fous la forme de fleurs, ou mêléeà quelques terres. Cette chaux exifle auffi aSainte-Marie-aux-Mines; on la reconnoît par les