d’Hist. Nat. et de Chimie. 45-7
Les fubftances métalliques ont une pefanteurfpécifique bien plus conîîdérable que les autrescorps minéraux j un pied cube de marbre nepèfe que deux cens cinquante-deux livres ; unpied cube d’étain, qui efl le plus léger desmétaux , pèfe cinq cens feize livres ; & un piedcube d’or pèfe treize cens vingt-fix livres. Cettepefanteur, beaucoup au-delfus de celle desmatières terreufes, dépend fans doute de lagrande denfité des fubftances métalliques, à la-quelle elles doivent encore leur opacité parfaiteSi leur brillant.
La plus grande partie des fubftances métal-liques eft fufceptible de s’étendre à l’aide d’unepercuftion répétée, ou d’une forte prelïion. Cettepropriété, qui eft particulière à ces fubftances,& < que nous n’avons pas eu encore oecafiond’obferver dans aucune des matières que nousavons examinées, porte le nom de duciilité.Nous penfons qu’on doit en diftinguer deuxefpèces ; l’une qu’on appelle duélilité fous lemarteau ou malléabilité , fe reconnoît à ceque les métaux qui en jouiftent peuvent s’éten-dre en lames minces fans fe cafter : le plombSc l’étain nous fournilfent un exemple de cetteforte de duciilité. L’autre confifte dans l’allon-gement fucceflif Sc prefque extrême de certainesmatières métalliques, de forte qu’elles forment