^2 E L Ê M E N 5
quelques traits raflemblés ici fur les propriétésdu charbon comparées à celles de la plomba-*gine, démontreront cette analogie.
Le charbon de plufieurs matières végétaleseft brillant & a un afpect métallique comme laplombagine ; il tache les mains & laide destraces fur le papier comme cette matière, &fon tilfu eft grenu & caftant comme le lien.Les charbons les plus brillans, comme ceuxde quelques fubftanées animales , font auftï dif-ficiles à brûler que la plombagine, qui de-mande beaucoup d’agitation, une grande cha-leur , & un contaél de l’air très-multiplié pourfeconfumer ; on trouve du fer dans l’un & dansl’autre ; enfin , ces deux fubftances font fufcep-;tibles de fe changer en acide craieux par lacombuftion ; n’eft-il pas permis de regarderd’après cela la plombagine comme du charbonformé dans l’intérieur du globe , ou enfoui dansla terre? Ne pourroit-on pas même penfer quecette matière fe forme par la combinaifon dequelques principes minéraux, quoique prefquetous les chimiftes aient penfé qu’il n’y avoirque les matières organiques qui pouvoient feconvertir en charbon. Toutes ces idées ne fe-ront confirmées ou détruites que par une étudefuivie de l’état de la plombagine dans la na-ture, descirconftances de fa formation, des alté-rations qu’elle y éprouve.