ü’Hist. Nat. et de Chimie. 447entre deux lits d’argile ; cette matière fe vendà Marfeille. M. de la Peiroufe compte la plom-bagine dans les minéraux des Pyrénées • on entrouve en Efpagne & en Allemagne ; il y ena une mine fort abondante dans le duché deCumberland en Angleterre ; on en fabrique descrayons fort efilmés. L’Amérique feptcntrionale& le Cap de Bonne Efpérance en fournilTentauflï quelques échantillons.
La plombagine efl luifante & d’un bleu noi-râtre -, elle efl graffe au toucher & préfenteune caflfure tuberculeufe, tandis que la molyb-dène a une cafTure lamelleufe ; fa qualité onc-tueufe & favoneufe l’avoit fait regarder commeune efpcce d’argile impure par quelques natu-ralifles. Elle tache les mains & laide fur le pa-pier une trace noirâtre que tout le mondeconnoît dans le crayon noir.
La plombagine n’éprouve aucune altérationpar la chaleur dans des vaifleanx fermés. M.Pelletier qui a fait des recherches fur cettefubflance , après M. Schéele, & qui n’a ob-tenu aucun réfultat différent, en a expofé 200grains dans un creufet de porcelaine bien bou-ché au feu de la manufadure de Sèves ; ellen’a perdu que 10 grains. Mais lorfqu’on la chauffeavec le contad de l’air , elle fe brûle & fe cal-cine fans laifïèr prefque de réfidu, MM. Quiftj