ü’Hist. NaT. etdï ChimibI 383
. M. d'Arcet voulant favoir fi l’évaporation dudiamant 11’étoit pas une fimple décrépitation ,imagina de les traiter dans des vaideaux diffé-remment fermés. Il prit une fphère de pâte deporcelaine, & après l’avoir coupée en deux,il plaça un diamant au centre, il ajufla enfuiteles deux hémifphères, de manière que le dia-mant fe formant à lui-même fa cavité, il rfyeût pas d’efpace vide autour. Ayant lailîé cesboules au four jufqu’à ce qu’elles fuffent cuites,il les caffà , & trouva la loge vide & le dia-mant évaporé, fans qu’on put appercevoir lamoindre gerçure à la boule.
M. d’Arcet a varié cette expérience de plu-fieurs manières, tantôt en prenant des boulesde pâte de porcelaine, tantôt des creufets deporcelaine cuite, fermés d’un bouchon de pa-reille matière, enduit avec une fubflance fufi-ble, qui en fe vitrifiant au feu, faifoit un luthermétique. M. d’Arcet a toujours vu le dia-mant difparoître & en a conclu qu’il étoit éva«porable fans le fecours de l’air.
Depuis MM. d’Arcet & Roux ont obfervéqu’il n’étoit pas nécefTaire d’avoir recours à desfeux d’une fi grande violence, pour opérer lavolatilifation du diamant, & en 1770 M. Rouxen voiatilifa un, aux écoles de médecine, encinq heures de tems dans un fourneau de cou-4