■» 5 Hist. $at. et t»e ’Chimie. 38^tibferve dans les nœuds du bois. Ces derniers.font fort durs, & ne peuvent être travail-lés } les lapidaires les nomment diamans denature.
La ti-anfparence, la dureté du diamant, laforme ciiflalline régulière qu’il affede , avoientdéterminé les naturaliftes à ranger cette fubf-tance au nombre des pierres vitrifiabîes. Ils leregardaient comme la matière du criffal de ro-che , la plus pure & la plus homogène. Usle croyoient inaltérable au feu , parce que lesjoailliers font dans l’ufage de faire chauffer &même ^rougir les diamans tachés de jaune ; parce procédé , les taches deviennent noires , &n’empêchent pas l’éclat de la pierre. Cepen-dant on favoit que le diamant étoit pins pe-fant 8c plus dur que le criffal de roche , 8cqu’il avoit une propriété éledrique très-mar-quée ; mais on n’attribuoit cela qu’à fon ex-trême pureté.
On fait que tous les corps tranfparens pier-reux ou falins refrangent la lumière en raifortdirede de leur denfité, mais que les corps tranf-parens combuflibles la refrangent en raifon dou-ble de leur denfité. Le diamant produit unejéfradion prefque triple de celle qu’il devroitproduire en raifon de fa denfité ; il paroît quec’eff de cette grande force réfringente que dé-j