Druckschrift 
Tome Deuxieme (1786)
Entstehung
Seite
376
Einzelbild herunterladen
 

376 ' E L É M E N S

çombuftion, on ne peut sempêcher de con-venir que leur caufe neft point encore con-çue , Sc qu'il refte des decouvertes importan-tes à faire fur ce point de la théorie chimique;déjà les degrés daffinité différons que paroiffentavoir les divers corps combuftibles pour sunirà lair vital ou au principe oxigyne, peuventfervir à expliquer une partie de ces phénomè-nes ; en effet, il eft naturel de croire quuncorps qui a une grande attraélion pour fe com-biner au principe oxigyne offrira dans cette com-binaifon plus de chaleur, plus de mouvement Scplus de lumière, parce que celle-ci fera iéparéeavec plus dénergie, foit du corps combuflible©fuivant la théorie de Maequer, foit de lair vi-tal fuivant celle de M. Lavoifier, foit de lunSc de lautre à la fois. Mais cette hypothèfenexplique point quelle eft la caufe de la cou-leur fl variée de la flamme des différens corps in-flammables; pourquoi, par exemple, le cuivrebrûle en vert, &c. Elle ne fait point concevoirnon plus comment quelques matières combuf-tibles brûlent fans flamme apparente, à moinsquon ne croye avec plufieurs phyficiens quela matière de la lumière eft la même que cellede la chaleur, & nen diffère que parce quelleeft plus divifée, plus éparpillée ; or, on fai?combien cette opinion fouffre encore de diffl-