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par le feul écartement des molécules des feîs*Ceci eff prouvé non-feulement par la tempé-rature qui change dans ces opérations, maisencore par la poifibilité de féparer un fel del’eau par un autre fel qui a plus d’affinité avecce fluide ; c’efl: ainfi que l’alkali fixe précipitele tartre vitriolé & la craie des eaux qui lestiennent en diiïblution ; toutes les précipitationsdes fels les uns par les autres ne font pas àbeaucoup près connues, & la chimie tireroitbeaucoup d’avantages d’un travail fuivi fur cettematière importante. On a pu remarquer dans*l’hifloire particulière de chaque fubflance falinequ’elles jouiffent toutes d’un degré de folubi-lité différent, depuis celles qui ont une fi grandetendance pour s’unir à l’eau qu’elles font tou»jours fluides , comme l’acide vitriolique & l’aci-de nitreux, jufqu’à celles qui font prefque par-faitement infolubles comme le fpath pefant»Plufieurs chimifles ont déjà effayé de préfen-ter des tables de la differente diffolubilité desfels ; mais ces tables feront inexaâes & incom-plètes jufqu’à ce qu’on ait affez multiplié lesexpériences pour établir des proportions très—exaâes entre ces diverfes folubilités. Nous rap*pellerons ici que tous les fels fimples, foit al»kalins , foit acides, produifent conffamment dela chaleur lorfqu’on les diffout dans l’eau, tandis