D’IïfsT. Nat. st de Chi'mie. 541
les font les principales caufes qui influent furiecriftailifation ; il en eft fans doute encore beau»coup d’autres que Pobfervation fera connoîtrepar la fuite aux chimifles.
La féparation d’un fel d’avec l’eau qui le te~noit fondu ou en diflolution, ne peut fe faired’une manière régulière fans que le fel ne re-tienne une partie de ce fluide. On peut fe con-vaincre de ce phénomène en prenant un felréduit en poudre par la chaleur, comme del’alun, du borax calcinés , ou du fel de Gîauberdeffeché ; en les diflolvant dans l’eau & en lesfaifantcriflallifer,on les trouvera augmentés quel-quefois à partie égale après leur criftailifation ;c’eft-à-dire, qu’une once de fel traité ainfi donrnera deux onces de criftaux. Les chimifles ontconclu de ce phénomène qu’un fel bien crillal-lifé contient plus d’eau que le même fel privéde fa forme par Paétion du feu ou de Pair ;ils ont appelé celte eau étrangère à fon eiïencefaline, mais néceflaire à fa forme criflalline^eau de cnflallïfaùon, parce qu’en effet elle eflun des élémens de leürs criflaux ; Iorfqu’onleur enlève cette eau, ils perdent en même»teras leur tranfparence & leur forme régulière^les différens fels contiennent une plus ou moinsgrande quantité de cette eau de criflallifation yU en efl qui en contiennent la moitié de lent
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