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cette nature , on obtient conftamment à l’aicîôd’un tems plus ou moins long des criftauxtrès-beaux & très-réguliers * & il n’y a prefquepoint de fel qui ne puifTe prendre une formetrès-diftincte par ce procédé , s’il eft exécutéavec intelligence. 2°. Le refroidiflement eft em-ployé avec fuccès pour ceux des fels qui fontplus difTblubles dans l’eau chaude que dansl’eau froide ; on conçoit très-bien qu’un fel decette nature doit préfenter ce phénomène,puifqu’il celle d’être également foluble dansl’eau dont la température s’abaifle; la portionqui ne reftoit difîbute qu’à la faveur de cetteélévation de température , fe féparera à mefureque la liqueur fe refroidira , & lorfqu’elle feratout-à-fait froide, l’eau n’en retiendra plus endilToliuion que la partie qui eft diiïoluble à froid*Il en eft de ce fécond procédé comme dupremier, plus l’eau fe refroidira lentement 5& plus les molécules falines fe rapprocherontpar les faces qui fe conviennent le mieux, alorson aura une criftallifàtion très-régulière ; voilàpourquoi il faut entretenir pendant quelque temsun certain degré de chaleur fous les dilTolutionsfalines, & le diminuer graduellement pour leconduire peu-à-peu fi cela eft néceffaire jufqu’audegré de la congélation. On doit obferver eneffet que tous les fels qu’on peut faire criftallifer
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