d’Hist. Nat. et de Chimie. 53I
particulières à chaque fel, qu’on réuflit à le fairecrîflallifer. Une première condition pour réuf-fir dans ces opérations , c’eft de diffouclre lesfubftances falines dans l’eau ; mais il y en a quifont fi peu folubles par nos moyens, qu’il eftprefqu’impoffible enfuite d’en obtenir le rap-prochement régulier ; tels font la félénite , lefpath calcaire , le fpath fluor , le fpath pefant ;la nature nous préfente tous les jours ces feisneutres terreux criftallifés très - régulièrement',& l’art ne peut l’imiter qu’à l’aide d’un teinstrès-long, & plufieurs favans diflingués ne croientpoint encore, à la poflibilité de ce procédé,que nous avons indiqué d’après M. Achard,& à l’aide duquel on a alluré avoir produitdes criflaux de fpath calcaire. Ce procédé in-génieux confifte à faire paiïer l’eau qui a fé-journé long-tems fur des fels très-peu folubles,à travers un canal très-étroit, & à en procurerl’évaporation avec beaucoup de lenteur. Il y aau contraire d’autres matières falines qui font fifolubles & qui ont tant d’adhérence avec l’eau,qu’elles ne l’abandonnent qu’avec beaucoupde difficulté, & qu’il eft aufli très-difficile de lesobtenir fous des formes régulières, comme cela 3lieu pour tous les fels déliquefcens , tels que leoitre & le fel marin calcaires & magnéfiens.
On ne peut douter que chaque fel n’ait là