b’Hist. Nat. et »i Chimie.
mais il n’y a point de corps dans lefquels ellefoit auiïï énergique que les fubftances falines.Les circonftances qui la favorifent , & fans lef-quelles elle ne peut avoir lieu , fe réduifent tou-tes pour les fels aux deux fuivantes -, i°. il fautque leurs molécules foient divifées & écartéespar un fluide, afin qu’elles puiflent enfuite ten-dre les unes vers les autres par les faces quiont le plus de rapport entr’elles ; 2°. il eft né-ceffaire pour que ce rapprochement ait lieu,que le fluide qui écarte leurs parties intégran-tes foit enlevé peu-à-peu, & celle de les te-nir écartées. Il eft aifé de concevoir d’après cefimple expofé que la criftallifation ne s’opèrequ’en vertu de l’attradion entre les molécules ,ou de l’affinité d’aggrégation qui tend à les faireadhérer les unes aux autres. Ces confidérationsconduifent à penfer que les parties intégrantesd’un fel, ont une forme qui leur eft particu-lière , & que c’eft de cette forme primitivedes molécules, que dépend la figure différenteque chaque fubftance faline affecte dans fa crif-tallifation ; elles portent également à croire queles petites figures polyèdres appartenant auxmolécules des fels ayant des côtés inégaux oudes faces plus étendues les unes que les au-tres ; ces molécules doivent tendre à fe rappro-cher Si à fe réunir parcelles de ces faces qui fonç