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Tome Deuxieme (1786)
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cune vapeur , ni aucune odeur ; tandis que lefpath fluor, traité de même, exhale peu-à-peuun gaz dune odeur piquante, qui forme unefumée blanche dès quil eft en contad aveclair, & que lon reconnoît bientôt pour lacidefpathique. Dautres naturalifles lont confonduavec le fpath féléniteux, mais celui-ci na nila même forme, ni la même infolubilité, &il eft décompofé par les alkalis fixes purs oucauftiques, tandis que le fpath pefant néprouvepoint daltération de la part de ces fels.

Le fpath pefant fe trouve en grande quan-tité dans la nature ; il accompagne le plus fou-vent les mines métalliques j il eft , ou criftal-lifé, ou en maffes informes, mais toujours dif-pofé par couches plus ou moins épaifles, & plusou moins étendues. Il eft dune dureté allezconfidérable , quoiquil nétinccle pas fous lebriquet. Ses principales variétés font les fui-vantes.

\ ariétés.

i. Spath pefant blanc, demi-tranlparent,criftallilé, en prifmes à fix faces, deuxtrès-larges, quatre très-petites, termi-nés par des fommets dièdres. Ces crif-taux font placés obliquement fur des«mallesde même nature. Ils reffemblentà des plaques quarrées allongées, dont

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