2$2 E r. Ê M E N S
demande beaucoup de précautions 'pour êtreadminiftré à l’intérieur. On s’en fert plus fou-vent à l’extérieur, comme d’un ftiptique & d’undefliccatif puiflant. Il entre dans les collyres,les gargarifmes, les emplâtres, &c.
L’alun eft une des matières falines les plusutiles dans les arts. Les chandeliers le mêlentau fuif pour le rendre plus ferme. Les im-primeurs frottent leurs balles avec l’alun calci-né, pour leur faire prendre l’encre. Le bois,imprégné d’une dififolution d’alun, ne brûlequ’avec peine ; c’eft d’après cela qu’on a pro-pofé ce moyen pour garantir les édifices desincendies ; on a le même avantage pour le pa-pier; mais celui-ci jaunit & s’altère affez promp-tement.
Les blanchiflTeufes jettent un peu d’alun dansl’eau trouble pour l’éclaircir. M. Baume croitque ce fel fe charge d’une partie de la terre fuf-pendue dans ce fluide, & fe précipite avec elle,en formant un compofé infoluble. Quelquesperfonnes fe fervent de ce moyen pourpuri-,fier & rendre claire l’eau que l’on veut boire.On s’en fert pour préparer les cuirs, pour im-prégner les papiers & les toiles que l’on veutcolorer à l’aide de l’impreflîon.
Une diiïblution d’alun retarde la putréfaétiondes fubflances animales. C’eft un moyen très-